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Canneberge et gênes urinaires

Les cystites perturbent la qualité de vie (y compris de couple) de nombreuses femmes. Ces infections urinaires constituent l’une des affections les plus fréquentes dans la pratique médicale, surtout en médecine générale. Une femme sur deux est concernée par ces gênes dans sa vie, une femme sur dix dans l’année, deux millions de femmes présentent, en France, des épisodes de cystites à répétition !

La cystite est une inflammation de la vessie, due à la colonisation de celle-ci par des bactéries intestinales. Elle se manifeste par une douleur aigüe, une brûlure, des démangeaisons à la miction, une fréquence anormalement élevée du nombre de mictions et une impression d’avoir constamment besoin d’uriner. On observe parfois une difficulté à uriner (dysurie) et une présence de sang dans les urines.

Dans certains cas, les germes peuvent remonter les uretères, qui relient les reins à la vessie. En infectant les reins,  ils peuvent entraîner des altérations rénales définitives. La pyélonéphrite (le plus souvent due à la bactérie Escherichia Coli) est particulièrement à craindre en cas de diabète ou de diminution des défenses immunitaires.

Chez la femme enceinte, les infections urinaires peuvent déclencher des accouchements prématurés ; le risque d'extension de l'infection vers les reins est plus élevé, en raison d'une diminution du débit urinaire. Il est donc indispensable de traiter rapidement les cystites.

 

Une reconnaissance mais des allégations empêchées par l’Europe

La nouvelle réglementation européenne est assez curieuse, elle ne permet plus aux fabricants de compléments alimentaires de faire des allégations liées à des études sur les plantes. Non, il y a juste une courte liste d’allégations disponibles. Au delà de ces allégations disponibles attention au recadrage de l’administration ! Mais pourquoi n’est il plus possible de mentionner les actions positives de plantes sur notre santé alors que les études cliniques publiées sont extrêmement nombreuses ? Ce n’est en tout cas pas pour fournir une information plus claire aux consommateurs. Mais alors, quel lobby a réussi ce tour de force auprès des instances européennes ?

Malgré les avis positifs réitérés sur l’intérêt de la canneberge pour combattre les cystites, et malgré les nombreuses études cliniques internationales qui confirment l’efficacité de la plante, les laboratoires de phytothérapie ont dû supprimer les allégations concernant le cranberry sur leur emballage… Elle n’en reste pas moins efficace ! Une efficacité validée par l’AFSSA et l’ANSES.

Le 6 avril 2004, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) a rendu un avis favorable tant sur la sécurité que sur les bénéfices santé de la canneberge (ou cranberry) : « la consommation de jus de Vaccinium macrocarpon (contenant 36 mg de proanthocyanidines, ou PACs, mesurées) conduit à une diminution de la fréquence des infections urinaires dues à certains E. Coli uropathogènes (…) chez des femmes adultes. Cet effet est également rapporté avec une poudre encapsulée de Vaccinium macrocarpon ».Les compléments alimentaires contenant, pour une dose journalière, 36 mg de PACs pouvaient donc, depuis cette date, bénéficier de l'allégation très officielle : « contribue à diminuer la fixation de certaines bactéries E. Coli sur les parois des voies urinaires ».

Dans un avis de mars 2011, l’ANSES (ex. AFSSA a émis l’avis suivant : « Les données expérimentales obtenues in vitro montrent que les proanthocyanidines présentes dans la canneberge ont un effet inhibiteur sur l'adhésion de certaines bactéries responsables d'infections urinaires (E. coli) aux cellules épithéliales urinaires.

 

De précieux polyphénols

La baie de cranberry (proche de l’airelle et de la myrtille) était traditionnellement utilisée par les indiens d’Amérique. L’industrie de la santé, naturelle ou pas, s’est souvent inspirée de l’usage traditionnel des plantes. Finalement, ce ne sont pas nos scientifiques qui ont découvert les plantes et leurs pouvoirs, ils ont généralement confirmé par des études cliniques ce qui était déjà connu depuis des générations, ou bien, ils ont mis en évidence quel actif en particulier de la plante ou de l’extrait, a des vertus pour l’équilibre de notre santé.

La canneberge renferme une grande quantité de flavonoïdes dont les anthocyanes, les flavonols et les proanthocyanidines (PACs). Depuis plusieurs décennies, la canneberge est reconnue et utilisée en Amérique du Nord pour ses propriétés bénéfiques dans la prévention des infections urinaires (cystites)… elle s’est répandue depuis quelques années dans toute l’Europe. C’est le fruit qui renferme le plus de polyphénols, spécialement les proanthocyanidines, qui offrent une action antimicrobienne très performante. Ils empêchent la fixation, l’adhésion des bactéries aux parois des voies urinaires : Escherichia Coli (à l'origine de plus de 85% des cystites) ; n’ayant plus la possibilité de s’accrocher, ces bactéries sont éliminées par les urines.La canneberge est d'autant plus précieuse que les antibiotiques se révèlent de moins en moins performants dans ce genre de troubles, dans la mesure où ils induisent (au fil des prises) des problèmes de résistance bactérienne.

Les principes actifs de la canneberge inhibent également la fixation de la bactérie Helicobacter pilori sur la paroi de l'estomac, cette dernière étant la cause de 80% des ulcères de l'estomac.

 

Se procurer de la Canneberge

On trouve la baie de canneberge sous forme de fruit, de purée, de jus, mais le plus pratique et surtout ce qui permet de connaître le dosage précis de ce que l’on va consommer quotidiennement, c’est la présentation en complément alimentaire (gélules, capsules, comprimés, ampoules…). En effet, s’il s’agit d’un jus, concrètement, il s’agirait de boire 3 verres (300 ml) de jus de fruit de canneberge contenant au moins 25% de pur jus pour avoir l’équivalent d’une gélule dosée à 36 mg de PACs. Avouez que partir en vacances avec une cure de plusieurs semaines et toutes ces bouteilles dans la valise, ce n’est pas bien pratique. Et au travail, la gélule, c’est plus simple et discret… Des jus qui sont, en outre, plein de sucres ou d’édulcorants.

L’efficacité de ces compléments alimentaires est liée à la présence des 36 mg de PACs/jour. Et, éventuellement à l’ajout d’autres plantes et minéraux qui complètent l’action d’élimination et d’assainissement des voies urinaires, voire de rééquilibrage de la flore.

Un des produits les plus complets et efficace est CystiNelle de chez LT Labo (synergie de 3 plantes : Cranberry, bruyère et hibiscus). CystiNelle apporte aussi du zinc qui contribue à un bon équilibre acido-basique ; il est notamment essentiel à l’enzyme de désacidification, la carbonanhydrase. CystiNelle peut se trouver en magasins de diététique et produits naturels et en instituts de beauté.

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