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Accueillir la ménopause

Autant de femmes, autant de visions de la féminité et de ses cycles. Notre médecine traditionnelle occidentale l’a pourtant déjà intégrée depuis des siècles, notamment au XIIe avec Hildegarde de Bingen. Cette médecin et naturaliste allemande combine des éléments savants de grands auteurs et des ressources locales de médecine populaire. Elle considère déjà que la ménopause n’est pas une dégénérescence du corps ni de l’esprit, et qu’elle peut tout à fait être abordée de façon sereine, comme une nouvelle période heureuse qui s’annonce.

 

La perception du temps qui passe

Ce n’est pas l’absence de règles qui marque le signe de la vieillesse. Non, la vieillesse, ce sont les carences, la perte de force physique – commune aux hommes et aux femmes –, le flétrissement de la peau.
D’ailleurs, les médecines traditionnelles indienne, asiatique et africaine considèrent plutôt la fin de la fertilité féminine comme une accession à la sagesse, inspirant respect et contrastant avec le jeunisme occidental actuel.


Se préparer naturellement

Lors de l’étape de transition qu’est la ménopause, l’harmonie entre les systèmes nerveux, immunitaire et endocrinien est fragilisée car le métabolisme ralentit. Bien souvent, grâce à un soutien naturel, on limitera les traitements à vie. Ce soutien naturel aura pour objectif d’agir sur les principaux symptômes que sont :
- la dégénérescence osseuse,
- la sécheresse des muqueuses,
- les bouffées de chaleurs,
- les troubles du sommeil.


L’ostéoporose, qu’est-ce que c’est ?

L'os est un tissu vivant qui se reconstruit en permanence pour conserver sa solidité. L’os ancien endommagé est remplacé par un nouvel os sain. C’est le remodelage osseux. Jusqu’à environ 45 ans, les activités de destruction et de formation osseuse s'équilibrent et renouvellent la structure osseuse
Parmi les facteurs qui interviennent dans cette régulation, on peut citer les hormones sexuelles (notamment les oestrogènes et les androgènes), qui favorisent la formation d’os jeune, et la vitamine D.
À la ménopause, la production d’oestrogènes diminue, déréglant ce fragile équilibre. On détruit plus d’os que l’on en fabrique. S’ensuit une perte de densité osseuse. Les os deviennent plus fragiles et le risque de fractures s’accroît fortement. C’est l’ostéoporose.

Les 2 principales solutions pour limiter ses effets sont :

  • l’activité physique
    Il est actuellement établi qu’une activité régulière – à savoir environ 3/4 d’heure 3 fois par semaine – permet de retrouver de sa densité osseuse.
    Gardons à l’esprit que le muscle, lorsqu'il est entraîné, renforce les articulations, les os et les tendons, évitant ainsi des blessures courantes ; il participe au maintien de l’intégrité du squelette.
    L’objectif est aussi d’y prendre du plaisir. Inutile de vous lancer dans un marathon sivous n’avez jamais couru ! Rappelons-nous qu’Hildegarde n’était pas marathonienne, mais a beaucoup pratiqué l’exercice physique.
  • l’alimentation et ses compléments
    L’équilibre acido-basique est primordial. On sait aussi que les minéraux prennent une part essentielle à cet équilibre. On peut donc abuser des légumes et freiner le sucre, ainsi que toute alimentation qui favorisera l’inflammation.
    Selon l’acceptation de son intestin, privilégier l’alimentation crue et les cuissons al dente. Point important : opter pour les sources de calcium assimilables ! C'est-à-dire : ne pas abuser des produits laitiers, source d’inflammation de par leur teneur en acides gras saturés. Préférer toutes les autres sources de calcium : oléagineux (bons gras), fruits et légumes, algues…
    Selon son mode de vie et son histoire, on pourra avoir recours à un apport supplémentaire en silicium et vitamine D.

Le silicium est un élément présent à l’état naturel dans la croûte terrestre. Il l’est aussi chez tous les êtres vivants. : un individu de 70 kg en contient 8 g, mais sa quantité s’amenuise avec l’âge. Il entre dans la composition du collagène, de l’élastine, et est nécessaire à la fabrication des ligaments, des tendons, des cartilages et des os… Le silicium joue un rôle important dans la régulation de la minéralisation osseuse. Il inhibe l'activité des cellules responsables de la destruction de l’os (ostéoclastes) et booste celle des ostéoblastes (cellules précurseurs des ostéocytes, à l’origine de la formation des os).


La vitamine D a une double origine : elle est à la fois apportée par l’alimentation et synthétisée par l'organisme, plus précisément par les cellules de la peau sous l'action des rayons solaires ou ultraviolets. On connaît tous le conseil « mets-toi au soleil pour synthétiser la vitamine D ». La fonction principale de la vitamine D est d'augmenter les concentrations en calcium dans le sang en facilitant son absorption par l’intestin. Si l’on manque de vitamine D, l’absorption intestinale du calcium est réduite. Or, le calcium est indispensable à la solidité de la structure osseuse.

 

La sécheresse des muqueusessécheresse vaginale

Les oestrogènes stimulent l’activité des cellules qui constituent la couche supérieure de la peau et des phanères (kératinocytes), ainsi que la synthèse du collagène et de l’acide hyaluronique. Au moment de la ménopausele recul du taux d’oestrogènes perturbe la production d’acide hyaluronique, et sa quantité dans notre corps est amoindrie.
L’acide hyaluronique est présent dans l’ensemble des tissus conjonctifs de l’organisme : cartilages, tendons, ligaments, peau (elle contient 50 % de l’acide hyaluronique contenu dans notre corps), humeur vitrée et muqueuses. C’est donc l’ensemble de ces tissus conjonctifs qui est touché.

Parmi les manifestations gênantes, citons la sécheresse des muqueuses, comme la muqueuse vaginale. Son hydratation diminue à cause des modifications hormonales. Elle s’affine, ce qui engendre des problèmes qui peuvent troubler la vie intime. Et expose davantage aux infections, vaginites ou candidoses.
La première source d’hydratation, même pour ces muqueuses, reste l’eau, en évitant les liquides déshydratants comme le café, l’alcool, le thé lorsqu’il est consommé en excès.

Attention aussi à l’utilisation de certaines lessives et médicaments, de même qu’à certains savons desséchant.

Afin de maintenir une quantité suffisante d’acide hyaluronique dans le corps, on aura parfois recours à des injections, des crèmes ou des ovules. Il existe, en outre, de l’acide hyaluronique sous forme orale, en capsules.

 

Les bouffées de chaleur

bouffées de chaleur

Manifestation parmi les plus fréquentes à la ménopause, les bouffées de chaleur sont liées à la baisse de la production d’oestrogènes. Cette hormone régule également la température corporelle.
Une étude publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition a montré que les oméga 3 réduisent les bouffées de chaleur. Au nombre de 2,8 par jour en moyenne, ces dernières ont été atténuées à hauteur de 55 % chez les femmes qui ingéraient des oméga 3, contre 25 % chez celles qui prenaient le placebo.
Par ailleurs, selon cette même étude, les oméga 3 soulagent les symptômes dépressifs légers, souvent ressentis par les femmes à la périménopause et la ménopause.

Où trouver des oméga 3 ?

On trouve les oméga 3 dans le foie de morue et les poissons gras : maquereau, sardine, hareng, saumon, thon… dans les fruits à coque et certaines huiles végétales, comme l’huile de colza ou l’huile de lin. Cette dernière est particulièrement riche en oméga 3, mais elle est très fragile car elle s’oxyde vite ; il faut donc la conserver au réfrigérateur, à l’abri de la lumière et dans les 3 mois suivant l’ouverture du contenant.


Les troubles du sommeil

Le bouleversement hormonal qui survient à cette phase la vie des femmes se traduit souvent par de mauvaises nuits. Le sommeil est plus difficile à venir, plus léger, moins
réparateur.

Les conseils globaux pour un bon sommeil ont plus que jamais leur place à cette période. Des règles simples comme s’éloigner des écrans avant l’heure du coucher et éviter les protéines le soir (ou alors à distance du coucher) favorisent un bon sommeil.
Ainsi, le soir, privilégiez une assiette de légumes, par exemple.


Stimuler naturellement la production de mélatonine, hormone du sommeil, avec le tryptophane
Autre acteur majeur pour recouvrer un bon endormissement et un sommeil réparateur, le tryptophane. C’est un acide aminé (AA) dit rare, car il ne compose qu’1 % des AA présents dans les protéines. C'est dire qu’il est fréquent d'en manquer. Il est indispensable, entre autres, pour la transformation de la sérotonine en mélatonine, aussi appelée hormone du sommeil.
Le tryptophane régule l'humeur, l'appétit, prépare au sommeil et, d’une façon générale, notre rythme circadien. Un apport nutritionnel favorisera la fabrication de mélatonine endogène par synthèse de la sérotonine. Les mécanismes naturels sont respectés, puisque que c’est notre cerveau qui va fabriquer sa propre mélatonine en fonction de ses besoins. La délivrance naturelle de cet AA a une meilleure action sur la mélatonine. Ce procédé est préférable à un apport direct de mélatonine sous forme de comprimés, ces derniers renfermant bien souvent des molécules non naturelles.


Parmi les aliments riches en tryptophane, citons les oeufs, la viande (à éviter le soir, toutefois), la noix de coco, les produits laitiers, le chocolat, la banane, les amandes ou les noix de cajou.


En conclusion

Comme d’autres avant elle, Hildegarde l’avait déjà bien compris : nous ne sommes jamais programmé-e-s ni marqué-e-s au fer blanc par la génétique. Les nouvelles découvertes concernant l’épigénétique doivent nous conforter dans la certitude qu’une belle hygiène de vie peut nous ré-aiguiller vers une meilleure voie pour nous, celle de notre bonne santé, à tout âge de la vie.

 

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